Des médias et de la démocratie

Pas un jour désormais sans que ne soient évoquées les tensions entre la presse, les médias et le pouvoir politique.
Elles semblent caractériser même le fonctionnement de notre démocratie.

Nous devons tout à la fois nous en réjouir s’il s’agit du signe de sa vitalité mais exercer aussi sur ce sujet notre plus grande vigilance.
Car, de la disparition d’un journaliste d’investigation slovaque alors qu’il enquêtait sur une affaire de fraude fiscale à l’approche complotiste véhiculée par des responsables de partis politiques en France, en passant par le dénigrement et la haine qui accompagnent le déferlement de fake news sur internet, le rapport qu’entretient notre démocratie avec ceux qui font profession de livrer informations et analyses aux citoyens, est le baromètre de nos libertés individuelles et collectives.

J’ai eu l’occasion de m’exprimer à plusieurs reprises sur la question. Parce que je crois au développement de l’esprit critique chez chaque citoyen et cela depuis le plus jeune âge, j’ai demandé que l’éducation aux médias et à l’Internet soit largement renforcée, en particulier à l’ère du numérique, que l’on enseigne les grands principes qui fondent une démocratie apaisée et parmi ceux là la liberté de la Presse et le développement de l’esprit critique, que l’on soutienne toutes les initiatives de journalisme d’investigation et que le pouvoir, quel qu’il soit, protège plutôt que ne réprime ceux qui en font profession.

Cela n’est peut être pas « rentable » politiquement au regard des approches populistes qui fleurissent un peu partout en Europe mais c’est une exigence sur laquelle nous devons tenir bon.

 

Aurélie GROS
Présidente de La France Vraiment