LA CRISE ET LE CHOC, la réaction d’Aurélie Gros

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LA CRISE ET LE CHOC
S’il fallait un signe de plus de la gravité de la crise sanitaire que nous vivons, du choc que nous subissons et de la tempête économique dans lequel nous sommes entrés, il nous est donné par l’aéroport d’Orly qui ferme ses portes ce soir, la première fois depuis son ouverture au grand public dans les années soixante.
C’est évidemment un événement pour le pays et l’île-de -France compte tenu des dizaines de milliers d’emploi qui sont en jeu.
Passée notre stupéfaction devant l’avancée inexorable et planétaire de la pandémie, la bataille sanitaire fait rage, elle est menée par nos équipes de soignants, admirables d’abnégation au regard du risque qu’ils prennent; ils sont soutenus à bout de bras par les professions dites « essentielles », et par la pensée, pour la majorité des français, bien malheureux de ne pouvoir faire plus.
Tout ceci dessine une distribution des responsabilités pour chacun d’entre-nous et il convient d’être à la hauteur dans ce « conflit » sans précédent.
Partout des équipes municipales se tiennent à disposition et font preuve d’écoute,  puisque j’en ai le compte rendu quotidien, et que chacun sait pouvoir compter sur eux et plus encore dans ce moment difficile.
Les équipes départementales, partout en France sont sur de nombreux fronts, accompagnent le secteur médico-social, les équipes des Ehpad,la continuité pédagogique etc., distribuent des masques et des matériels d’urgence et assurent le soutien des services de secours.
Celles des régions, œuvrent jour et nuit pour accompagner les entreprises, les commerçants, les professionnels de santé (avec une commande de masques et matériels massive directement passées par les régions ), les lycées, les associations… 

Nous pouvons être fiers du dévouement de nos collectivités territoriales. Tout comme des initiatives citoyennes qui fleurissent un peu partout, dans le respect strict bien entendu des mesures et gestes barrières.

Viendra ensuite et bien assez tôt, le temps de tirer le bilan de cette « lutte » sans précédent menée par les françaises et les français dans leur ensemble, en tant que nation et aux côtés de leurs voisins européens, eux aussi face aux mêmes défis.
Vous êtes nombreux à vous exprimer sur le sujet, les réseaux sociaux tournent à plein et les contacts quotidiens avec mes amis de La France Vraiment montrent à quel point, une fois l’épidémie repoussée, nous aurons besoin collectivement de réinterroger notre modèle de développement et ses valeurs.
Il sera alors urgent d’inventer une nouvelle hiérarchie des priorités, écologiques, humaines et entrepreneuriales et de donner aussi toute son ampleur à l’intelligence citoyenne.

Aurélie GROS, présidente