INTERVENTION D’AURELIE GROS, PRESIDENTE DU MOUVEMENT LA FRANCE VRAIMENT SUR LCI le 6/08/2019

Aurélie Gros, Vice-Présidente du département de l’Essonne et Présidente de notre mouvement, a été invitée sur le plateau du débat politique de la chaîne LCI aux côtés de Philippe Latombe, Philippe Rio, et Jean Messiha afin de décrypter l’actualité de la matinée du 6 août 2019.

Au programme des thématiques abordées : la mort du maire de la commune de Signe située dans le Var, Jean-Mathieu Michel renversé par un fourgon, la forte hausse de la prime d’activité, la problématique du 80 ou 90 km/h, ainsi que le conflit opposant les Etats-Unis et la Chine vers une éventuelle guerre des monnaies.

Notre Présidente a exprimé un « soutien massif » aux maires, ce élus locaux se distinguant par leur proximité avec la population tout en présentant ses sincères condoléances à la famille et aux proches du maire de signe, décédé le lundi 5 août renversé par un fourgon. Elle évoque également le fait que ce cas n’est pas un cas isolé, et qualifie ces maires de « maires courages ».

Elle intervient également au sujet de la prime d’activité en forte hausse et tient à remercier sincèrement Emmanuel Macron d’avoir entendu les Gilets Jaunes. Selon elle, ils ont « ouvert un champ dans lequel on va pouvoir peut-être imaginer, avec la transformation du CESE, un organe où on fera de la concertation au plus proche des territoires ».

Au sujet de la problématique que soulève le gouvernement autour des limitations de vitesse, elle affirme que celle-ci vient du fait que cette décision a été prise sans concertation.

Enfin, elle s’exprime également sur une éventuelle guerre des monnaies entre les Etats-Unis et la Chine en se réjouissant que la France fasse partie intégrante de l’Union Européenne, se préservant ainsi d’un éventuel conflit face à un « géant américain ».

Retrouvez l’intervention d’Aurélie Gros en intégralité, en version téléchargeable sur https://wetransfer.com/downloads/1faab10cd89a690c693702d19f1a543520190806145323/018fc630e18d684c85587437fa0d3ff920190806145323/495d1a

 

TRIBUNE DE RODOLPHE PESCE SUR LE RAPPORT « CITOYENS, VRAIMENT ! »

La demande d’information, d’écoute, de participation est forte aujourd’hui. Mais, on n’est ni en 68, ni dans les années 80. Lorsque des décisions seront prises, pour les mettre en œuvre, il faudra tenir compte des évolutions de la société et des transformations de l’économie avec les bouleversements qu’elle comporte.

 

Dans l’évolution de la société, sept points me semblent devoir être relevés :

La montée de l’individualisme : Il n’a jamais été aussi fort. Le « je » relègue assez loin le « nous ». Il est évident qu’il y a des engagements très positifs dans les milieux associatifs, syndicaux et politiques mais dans la population il est en fort développement.

La dégradation du « vivre ensemble ». Dans la société actuelle, les gens se sentent de plus en plus isolés, ayant peu de contacts avec leur environnement, le développement du numérique aggravant la situation. Le succès des gilets jaunes et surtout de leur continuité s’explique en partie pour cela. Des personnes en difficultés et isolées ont retrouvés là des rapports humains et de la convivialité. Exemple : Une jeune femme de ménage, vivant seule dans un mini logement, a découvert le vivre ensemble avec les gilets jaunes et a passé le réveillon du jour de l’an sur un rond-point : ce fut pour elle extraordinaire.

La montée de la violence : C’est un phénomène dont les médias et les politiques ne parlent peu, sauf pour celles faites aux femmes. Je n’évoque pas ici la violence de la société mais la violence des gens. Lecteur assidu du Dauphiné Libéré, je constate pour la Drôme-Ardèche, une montée inquiétante depuis une dizaine d’année des disputes et des conflits de voisinages ou familiaux : pas seulement verbaux, mais de plus en plus violents, accompagnés d’agressions physiques, parfois avec couteau ou arme. Sans oublier les viols avec violence, accomplis par des gens du village qui n’avaient pas d’antécédents judiciaires.

La crise des corps intermédiaires : Elle touche en particulier les syndicats mais aussi une partie de la vie associative. Le pouvoir politique ne peut en être tenu responsable. Il faut que chacun tienne compte des erreurs commises, de l’évolution de la société, des priorités des français. Et ne pas avoir peur de remettre en cause leur fonctionnement, leurs priorités pour retrouver leur force de contestation, de proposition, voire de gestion. Il ne faut pas opposer « corps intermédiaire » et « démocratie participative », mais trouver leur complémentarité, car les deux sont essentielles pour une véritable démocratie.

La crise du politique : Je ne développerai pas ce point. Mais sans une véritable remise en cause de leur fonctionnement, de leur priorité…ils ne pourront jouer leurs rôles et ce n’est pas la démocratie participative qui pourra les supplier.

La surévaluation du rôle de l’Etat : Les revendications des gilets jaunes étaient avant tout faites à l’Etat. Or, l’Etat ne peut pas tout. Jadis, lorsque la CGT voulait une augmentation des salaires, elle attaquait le patronat. Aujourd’hui, on revendique sur quel que soit le sujet contre l’Etat. Cela vient en grande partie des partis politiques qui, lorsqu’ils sont dans l’opposition accusent le gouvernement de tout ce qui va mal. Les oppositions de droite, puis de gauche tiennent le même discours. On ne pourra avoir un vrai débat démocratique et efficace si on ne replace pas tous les acteurs à leur véritable rôle et pouvoir.

Les oubliés des débats actuels : – Les gilets jaunes représentants les personnes habitants plus ou moins loin des villes centre, nous ont fait oublier que les plus pauvres et la majorité des chômeurs étaient dans les villes. Dans ma région, la majorité des chômeurs et des gens en difficultés sont à Valence où il y a plus de 22 % de logements sociaux qu’à la périphérie où il n’y a pas réellement de HLM. Donc, on ne parle plus dans les médias des chômeurs ou des quartiers difficiles.

Durant des décennies, les travailleurs pauvres étaient les ouvriers. Aujourd’hui, ils ne se trouvent pas dans les entreprises mais dans de petites PME, dans l’aide à domicile, dans le nettoyage des bureaux, des usines. Et personne ne les défend.

L’évolution de l’Economie :

La nouvelle révolution économique et industrielle qui s’annonce va avoir des conséquences considérables sur l’emploi, le mode de vie et les relations sociales. Deux chantiers importants parmi d’autre :

  • La révolution numérique et à un moindre degré l’intelligence artificielle, sont surtout pour le premier détruire beaucoup d’emplois et en créer dans d’autres secteurs, posant de nombreux problèmes de formation, de reconversion, de rythme de vie, parfois…
  • L’exigence écologique fera de même : par exemple le passage de la voiture actuelle à la voiture électrique est une véritable révolution : Il faut beaucoup moins de personnes pour construire la nouvelle que l’ancienne et les techniques sont différentes. C’est un exemple parmi bien d’autres.

 

Comment gérer toutes ces évolutions inévitables et indispensables ? Quelle est la place de la démocratie participative dans cette révolution ? 

Ces quelques réflexions sur le « contexte » ne sont que des pistes d’interrogations et de travail. Presque tout est à inventer et construire. Mais on ne peut réussir sans une forte et participative information des citoyens.

 

Rodolphe Pesce, le 17 mars 2019

 

*Rodolphe Pesce est ancien dirigeant national de l’UNEF pendant ses études supérieures à l’Université d’Aix-Marseille, il est nommé professeur de mathématiques à Valence et devient secrétaire départemental du SNES et un des animateurs de la grève de Mai 1968 dans la Drôme.

Rodolphe Pesce est élu Premier secrétaire de la fédération de la Drôme du PS de 1971 à 1973 puis conseiller général de la Drôme, de 1973 à 1979 et de 1985 à 1994. Il est maire de Valence de 1977 à 1995, député à l’Assemblée Nationale de 1978 à 1988, proche de Pierre Mauroy, il est nommé président de la commission nationale pour le développement social des quartiers de 1984 à 1986.

Rodolphe Pesce a été président du conseil général de la Drôme de 1985 à 1992 et chargé de mission auprès des ministres des affaires sociales Martine Aubry et Élisabeth Guigou de 1997 à 2002.

Rodolphe Pesce est officier de la Légion d’Honneur, depuis le 1er janvier 2013, et de l’Ordre National du Mérite.

 

APPEL : DEVENEZ LES VIGIES DE L’INCLUSION

Notre  mouvement citoyen a décidé de lancer une procédure exceptionnelle :

« LES VIGIES DE L’INCLUSION ».

A partir de la rentrée 2019, grâce au relais de nos antennes départementales et au partenariat d’associations mobilisées dans le secteur, des élèves, des parents, mais aussi des enseignants, vont devenir de véritables vigies de l’inclusion. Leur mission : enregistrer les changements de pratiques ou d’état d’esprit et l’évolution de certains aspects les plus significatifs pour la mise en œuvre concrète d’une politique publique.

Nous avons besoin de vous, de votre vigilance, de témoins, pour donner un plus grand souffle à la mise en oeuvre de la politique nationale de scolarisation des enfants handicapés, « l’école inclusive » pour reprendre le terme officiel, partout en France, afin d’évaluer en temps réel la réalité de la politique du gouvernement. Ceci est l’objet de notre appel.

Citoyens, je vous appelle donc à vous mobiliser autour de ce projet afin de devenir les vigies de l’inclusion scolaire.

Donc au travail, mais Vraiment !

CITOYENS VRAIMENT ! Invitons les citoyens à la table du gouvernement

C’est la proposition forte que j’ai faite au président de la République au nom de La France Vraiment, car il est grand temps de consacrer la maturité politique de nos concitoyens.

L’élection présidentielle instaure une relation quasi personnelle avec le peuple, il est donc difficile d’admettre qu’aucune place ne lui soit faite pour s’exprimer directement dans le débat public tout au long du quinquennat.

Ce que nombre d’élus locaux pratiquent au quotidien, une forme souvent pragmatique de concertation, ce que nous vivons dans nos associations, ce qu’une partie de la jeunesse vit au sein de collectifs où l’élaboration de la décision a changé, toutes ces pratiques n’ont pas trouvé de transpositions efficaces dans la conduite de la politique nationale, régionale ou même européenne. Une chose est certaine, aujourd’hui les citoyens ne s’y retrouvent pas. A la crise de confiance actuelle, nous devons donc amener une réponse forte institutionnelle et pragmatique, pour mieux asseoir notre démocratie entre représentation et participation.

Je fais en ce sens trois propositions pour instaurer ce que j’appelle un « Ministère des citoyens »

Tout d’abord, il nous faut consacrer le rôle du citoyen dans la décision publique avec la constitutionnalisation du « Pouvoir d’amendement du citoyen » avant l’adoption d’un texte national et régional.

Pour ce faire, plusieurs outils de concertation et de participation pourraient être mobilisés lors de l’élaboration d’une loi ou d’un texte, en amont des débats dans les assemblées : plateforme numérique de vulgarisation des textes, système de concertation « votative » sur différents volets du projet, informations sur les positions des partis et des principales ONG sur les textes en élaboration, etc. Le résultat de cette phase de concertation serait obligatoirement présenté lors du conseil des ministres au même titre que l’analyse des services compétents. Ce pouvoir dit d’amendement ne serait pas utilisé dans le sens juridique qu’on lui connaît habituellement. Il prendrait la forme d’une communication officielle des propositions des citoyens diffusés au moment du vote des textes par les élus. Les « cahiers de la concertation » seraient donc obligatoirement annexés au texte présenté au vote, donc à la presse et rendu public, puis au texte officiellement adopté. Cette évolution devrait être traduite dans la Constitution

Ensuite, il me semble impératif d’adapter la démocratie aux évolutions de la société en créant des droits et des devoirs pour les élus et les citoyens, notamment en instituant un référendum d’initiative populaire – un nouveau droit- associé au vote rendu obligatoire – un nouveau devoir.

Lors des nombreuses réunions que nous avons tenues, c’est un référendum sur le modèle suisse qui s’est imposé, plutôt que le RIC. Au rythme de 4 à 5 questions posées par an sous une forme encore à inventer, il serait ainsi mieux tenu compte de l’accélération du temps démocratique et des moyens qu’offrent les plateformes numériques pour proposer une information de qualité. Mais ce nouveau droit, parce qu’il permettrait de toucher à tous les sujets de la vie de la Nation, ne peut s’exercer si dans le même temps les citoyens se détournent du vote qui constitue leur premier droit démocratique. Il doit devenir leur premier devoir. Nous proposons donc dans ce cadre précis de rendre le vote obligatoire et de prendre enfin en compte le vote blanc.

De la même façon que nous entendons proposer une architecture de droits et devoirs pour le citoyen, nous proposons d’exiger des élus qu’ils rendent des comptes. Il est incompréhensible pour l’électeur de ne pas connaître chaque année leur bilan, en particulier des élus nationaux. Il s’agirait donc de mettre en place des « quitus » obligatoires mettant en parallèle l’ensemble des engagements pris par le candidat et les réalisations concrètes. Ainsi en créant ce devoir nouveau pour les élus, il serait consacré ce qui à bien des égards est vécu comme un droit : l’absence de mandat impératif, préservant leur liberté de conscience.

Enfin, je propose de renforcer le représentatif par le participatif avec la création d’un organisme chargé d’assurer la concertation tout au long du mandat du président de la République

Il est urgent d’instaurer un nouveau mode de travail prenant en compte les propositions des citoyens avec des méthodes adaptées à la concertation de terrain. Nous proposons une refonte globale : faire du Conseil économique et social la clé de voute d’un nouveau système de démocratie participative, la disparition de la CNDP, dont la valeur ajoutée pour le débat dans le pays n’a pas été démontrée et enfin la valorisation du réseau territorial que constituent les CESER.

Nous souhaitons également que les moyens du Sénat dans son rôle de contre-pouvoir soient renforcés et proposons qu’il se dote de mécanismes de démocratie participative en y associant davantage les citoyens: constituer un collège de Français tirés au sort, pour une meilleure représentativité, pour une durée d’un an et associés aux travaux du Sénat, mission de contrôle, questions au gouvernement, ordre du jour de l’examen des textes etc. Ce mode de fonctionnement offrirait une meilleure garantie d’indépendance par l’instauration de critères de revenu et d’âge dans les désignations et les tirages au sort, plutôt que le recours aux pétitions

Au total, la mise en synergie de l’ensemble (avec des économies d’échelle non négligeables) permettrait de créer la structure de concertation citoyenne tant attendue, véritable « bras armé » pour mesurer l’impact des politiques publiques dans la vie quotidienne, avant leur adoption en associant ainsi les citoyens à la décision publique et en développant des programmes d’information et de formation dès l’Ecole.

Reconnaître le pouvoir du citoyen dans la décision publique, instaurer plus clairement droits et devoirs pour les citoyens et les élus, doter notre République de moyens pour assurer une concertation permanente, rénover les Assemblées. C’est ainsi que nous avancerons concrètement sur la voie de la représentativité réelle, sans mettre à bas notre démocratie représentative, ni en péril nos institutions, mais en installant symboliquement et concrètement le citoyen à la « table de la décision publique ».
C’est tout cela le ministère des Citoyens.

Aurélie GROS, Conseillère régionale Ile-de-France, vice-présidente de L’Essonne, Présidente du mouvement La France Vraiment

Un « ministère des citoyens » pour faire perdurer le grand débat?

Tribune d’aurélie GROS dans le magasine « Paris Match »

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CITOYEN VRAIMENT! RAPPORT SUR LA DÉMOCRATIE ET CITOYENNETÉ

Suite aux nombreuses réunions publiques que nous avons organisées dans le cadre du Grand Débat National, voici le rapport « CITOYEN VRAIMENT! » sur le thème de la démocratie et de la citoyenneté.

Cliquez sur l’image pour consulter ce rapport

 

CLÔTURE DU GRAND DÉBAT NATIONAL : LA FRANCE VRAIMENT REÇUE À L’ELYSEE

CLÔTURE DU GRAND DÉBAT NATIONAL :
LA FRANCE VRAIMENT REÇUE À L’ELYSEE

1 /POUVOIR D’AMENDEMENT DU CITOYEN
2 /VOTE OBLIGATOIRE
3 /MINISTÈRE DES CITOYENS

Merci à Antoine Pellion, Conseiller environnement, énergie, transports à la Présidence de la République, pour notre échange

GRAND DÉBAT NATIONAL : ÉTAPE AUXY

UN POUVOIR D’AMENDEMENT DU CITOYEN INSCRIT DANS LA CONSTITUTION pour tous les grands textes qui touchent à notre vie quotidienne »
Retrouvez-nous pour une dernière réunion ce mercredi 13 mars à 19h30

GRAND DÉBAT NATIONAL : ÉTAPE À TOULOUSE

Réunion publique sur les themes de la « Démocratie & citoyenneté »

Ce samedi 9 mars à 18h30, salle San-Subra

2-4 rue San Subra – 31000 Toulouse

GRAND DÉBAT NATIONAL : DÉMOCRATIE ET CITOYENNETÉ À MORANGIS

Les associations La France vraiment et Passion Morangis organisent une réunion publique, dans le cadre du Grand Débat National, sur la thématique de la « Démocratie et Citoyenneté » ce samedi 2 mars à 10h, Espace Saint-Michel à Morangis